Escapade festive à la Maison l’étincelle

©Pénélope Clermont
Puisque le spectacle d’Emmanuelle Boucher était présenté à l’extérieur, les résidents des ressources intermédiaires du volet public, annexées à la Maison étincelle, ont aussi pu en profiter.

Les drapeaux du Québec et la musique de chez nous ont envahi la cour intérieure de la Maison l’étincelle à l’occasion de la fête nationale, le temps d’offrir une escapade festive aux résidents et à leur famille.

L’ambiance était aux célébrations sur l’heure du dîner, le 23 juin, à la résidence privée de Terrebonne qui accueille surtout des personnes atteintes de problèmes cognitifs, bien que d’autres y soient pour des raisons physiques. Réunis par maisonnées, quelques dizaines de résidents ont pu déguster un repas composé des grands classiques poutine, hamburgers et bière… sans alcool, avant d’assister à un spectacle d’Emmanuelle Boucher, que l’on connaît surtout de la 7e édition de La Voix. Puisque la représentation se déroulait à l’extérieur, les résidents des ressources intermédiaires du volet public, annexées à la Maison étincelle, ont aussi pu en profiter.

« Pour les gens qui ont des défis physiques, on a fait des vérifications auprès des familles pour leur permettre de manger des frites, par exemple », dévoile André Grégoire, directeur général de la Maison. « On essaye de leur faire vivre l’expérience comme s’ils étaient à la maison. C’est déjà un défi d’être dans une résidence parce qu’ils n’ont pas le choix », ajoute-t-il.

Plus qu’une simple réunion festive

On pourrait croire à une fête comme il s’en fait partout dans les résidences pour personnes aînées. Cependant, lorsqu’on observe de plus près, on voit M. Grégoire danser avec une résidente. Il montre ensuite du doigt un couple, dont l’homme demeure sur place. Celui-ci partage un moment de complicité avec sa femme, qu’il reconnaît sans pouvoir avoir avec elle des conversations. On voit alors toute l’importance de ce type de journée.

« Ils perdent peut-être des facultés, mais les émotions de ces gens sont bien là, poursuit M. Grégoire. Des journées comme celle-ci nous donnent le feu; c’est pour eux qu’on travaille », lance-t-il. Malgré son masque, on voit son sourire.

Avec le nombre d’employés sur place, on constate que le directeur n’est pas le seul à apprécier ce type de journée. « Tous les intervenants sont impliqués. C’est ce qui fait qu’on peut avoir des événements comme ça », explique Nicolas Carignan, responsable de la location et du service des loisirs. Ce dernier, avec sa collègue Amélie Perreault, s’assure d’offrir aux résidents une moyenne d’un spectacle par deux mois, ainsi que des célébrations aux fêtes significatives. Une manière de créer une étincelle dans le regard des personnes pour qui il œuvre quotidiennement. La journée du 23 juin en a certainement provoqué quelques-unes.

©Pénélope Clermont
Un couple, dont l’homme demeure sur place, partageant un moment de complicité.

Source: Journal La Revue

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